Dunes
La dune est un terrain-vague. Comme dans un haiku, l’éphémère et l'éternel, l'infime et l'infini s'y mêlent, et s'y incarnent, au gré des quatre éléments. La mer y tisse le sable, qui restera pierre au plus intime de lui-même, le vent et l'ombre du soleil la modèlent inlassablement, la nuit sublime le tout dans un silence entendu. Y poussent les herbes et les arbustes les plus rebelles et revêches, y vivent les bestioles et les insectes les plus disparates, des lièvres, des moutons, des ruminants ; les hommes s'y attardent peu. Ce pourrait être un miroir, c’est un écran de lumière pour un jour de lenteur.
Incandescent de
ténèbres
Entre deux grains de sable
Le fond sans fond
Laisser une trace
Sur le chemin discret de la vie
Traverser l’œil silencieux
Plus fin est le sable
Plus épais le mystère
Seul le vent ose défier
L’ombre de la dune
Couvrant le bruit de la mer
Je respire
Un tacet d’ombre et d’or fin
Même le soleil
Ne peut trouver l’espace
Entre les grains de sable
Seul l’Amour le pourrait
Seul
Le sable tutoie l’éternité
Pierre infiniment infimement
Une brindille suffira
A m’indiquer
L’or du temps
Regardant le flanc de la dune
Echevelé je devine la mer
Deux voix au loin
Le vent emplit l’oreille
La mer derrière la dune
La danse de l’herbe
Immobile dans le vent froid et doré
Le serpent sous la branche
Le paysage transfiguré
Un silence d’aquarelle
Dans le glissement de l’ombre
Respire l’univers
Jour de lenteur
Jour sans heure
Le paysage est arrêté
Le silence souffle à la lumière éveillée
Eternité
Entre deux grains de sable
Le fond sans fond
Laisser une trace
Sur le chemin discret de la vie
Traverser l’œil silencieux
Plus fin est le sable
Plus épais le mystère
Seul le vent ose défier
L’ombre de la dune
Couvrant le bruit de la mer
Je respire
Un tacet d’ombre et d’or fin
Même le soleil
Ne peut trouver l’espace
Entre les grains de sable
Seul l’Amour le pourrait
Seul
Le sable tutoie l’éternité
Pierre infiniment infimement
Une brindille suffira
A m’indiquer
L’or du temps
Regardant le flanc de la dune
Echevelé je devine la mer
Deux voix au loin
Le vent emplit l’oreille
La mer derrière la dune
La danse de l’herbe
Immobile dans le vent froid et doré
Le serpent sous la branche
Le paysage transfiguré
Un silence d’aquarelle
Dans le glissement de l’ombre
Respire l’univers
Jour de lenteur
Jour sans heure
Le paysage est arrêté
Le silence souffle à la lumière éveillée
Eternité
La lumière, le
vide
Ne rien rajouter, ne rien retirer
Mon regard glisse sans fin
Être là simplement
Ne rien rajouter, ne rien retirer
Mon regard glisse sans fin
Être là simplement