Passages
| La vie est une suite de passages, d’instants de présence, de “ça-a-été”. Je ne suis pas sûr que la photographie arrête quoi que ce soit, surtout le temps, qu’elle me semble prolonger différemment de nos habitudes. Dans cette série débutée en 2024, j’essaye de relever quelques traces d’impermanence, parfois symboliques, toujours en lien et en miroir de ce monde.
Principalement en milieu urbain, à Paris, Londres,
et dans quelques villes du Royaume-Uni où j’ai séjourné ponctuellement, dans la
lignée de « Fragments », un essai qui regroupait des photos prises lors de courts voyages dans des grandes villes.es
dans des grandes villes.
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Combien de trains ont roulé, rugi et dérouillé ces rails ?
Combien de commuters
Chaque jour
Ont abandonné leurs rêves, leurs espoirs, leur foi
A traverser ce Rubicon absurde
Sans savoir que même les dimanches les plus sombres
La lumière perce toujours la voie et déploie ses ailes ?
Sous la passerelle de la gare se trouve un ange déchu.
(traduit de l’anglais)
Combien de commuters
Chaque jour
Ont abandonné leurs rêves, leurs espoirs, leur foi
A traverser ce Rubicon absurde
Sans savoir que même les dimanches les plus sombres
La lumière perce toujours la voie et déploie ses ailes ?
Sous la passerelle de la gare se trouve un ange déchu.
(traduit de l’anglais)
Sur le bord du quai dont le nom se diffracte
Je me construis déjà de tes futurs souvenirs
Les routes s’améliorent
Les rêves se ressemblent davantage
Les envies remplacent les aventures.
Mais il restera toujours un chemin sous un pont
Que personne n’emprunte jamais ou presque
Menant aux rives d’un fleuve sale
Bordé de péniches haletantes
De stèles graffitées pour dire on ne sait quoi
Et appeler on ne sait qui
A l’aide ?
Personne
Si ce n’est soi sans doute
Les haubans
L’herbe incolore frissonne à peine
Une chaussure seule perdue
Un chiffon qui fut un chandail
Une bouteille qui poussière sans éclat
Abandons ou nuit
D’amour ou d’amitié joyeuse
Au milieu de ces traces futiles
Dans un jet de soleil ouvert au matin blanc
Peut-être un enfant rieur viendra soudain se planter dans mon viseur
Une ligne fragmenter mon horizon ?
Je saurais être patient.
Je n’ai que l’infini qui m’attend.
Je me construis déjà de tes futurs souvenirs
Les routes s’améliorent
Les rêves se ressemblent davantage
Les envies remplacent les aventures.
Mais il restera toujours un chemin sous un pont
Que personne n’emprunte jamais ou presque
Menant aux rives d’un fleuve sale
Bordé de péniches haletantes
De stèles graffitées pour dire on ne sait quoi
Et appeler on ne sait qui
A l’aide ?
Personne
Si ce n’est soi sans doute
Les haubans
L’herbe incolore frissonne à peine
Une chaussure seule perdue
Un chiffon qui fut un chandail
Une bouteille qui poussière sans éclat
Abandons ou nuit
D’amour ou d’amitié joyeuse
Au milieu de ces traces futiles
Dans un jet de soleil ouvert au matin blanc
Peut-être un enfant rieur viendra soudain se planter dans mon viseur
Une ligne fragmenter mon horizon ?
Je saurais être patient.
Je n’ai que l’infini qui m’attend.